CR - Murel 30-04-2016

Pour cette sortie initiation bien arrosée (surtout en surface), un encadrement d'exception était réuni : Betty et moi-même (Manu s'est excusé suite à un ennui de santé - lâcheur). Rendez-vous au loft pas trop tôt, rassemblement du matériel sans se presser, l'objectif est d'arriver là-bas pour pique-niquer (piquer une tête serait plus approprié). Séance d'habillage pour les nombreuses jeunes femmes qui sont en initiation : choix de la combi en fonction de la couleur, de la coupe... enfin voilà quoi - désolé mais comme je n'ai pas grand chose à raconter il faut bien broder un peu - D'ailleurs certaines combardes commencent à être très trouées et les autres sont pour des géants. Donc après l'habillage choix des voitures et répartition, Betty propose sa luxueuse batmobile. Nous passerons l'inquiétude momentanée de Yannick qui pensait que le coffre ne serait pas assez grand alors qu'on pouvait charger quatre fois plus et direction Murel. Nous arrivons accompagnés d'un délicieux crachin, Betty n'ose pas se garer dans le champs, alors nous nous stationnons dans un chemin plus loin. Bravant des conditions météorologiques cataclysmiques et certains d'être les derniers spéléos survivants, nous partons repérer l'entrée artificielle de Murel puis qu'aucun de nous ne sait où elle se trouve.
Finalement l'entrée est repérée, mémorisée - nous ferons confiance à Betty pour y revenir - il est désormais temps de prendre un copieux dîner bien mérité. Parce que pour les initiés il est important qu'il sachent tout de suite qu'en spéléo le plus important ce n'est pas la cavité faite, mais la qualité des repas et des apéros ! Bon accessoirement aussi les gens avec qui on trinque mais ce jour là pas de bol pour eux.

Après de longues minutes à raconter combien la spéléo c'est extraordinaire, à parler de cavités exceptionnelles : forets calcaires vierges s'élevant au-delà de ce qu'aucune lampe humaine n'a jamais éclairée, abîmes insondés aux volumes inconcevables pour nos petits esprits humains, place à la vraie spéléo : MUREL !

Réunis en ce jour devant l'orifice circulaire, étroit, sombre, boueux et humide de notre "trou", voici qu'une âme hésitante soulève une interrogation sur la profondeur du premier barreau de l'échelle et d'aucun de penser que cette marche posée au bord de l'abysse est comme la bouche ouverte de l'enfer prête à nous avaler. Et nous tous réunis autour, laissant nos yeux s'habituer à l'obscurité des lieux, se penchant un peu plus pour bien observer cette marche... sommes tout à coup secoués par une violente dépression qui nous crache un nuage de feuilles au visage ! Oh dieu des enfers, quelle créature monstrueuse cache-tu dans cet abîme qui par sa seule expiration peut ainsi faire sursauter les 7 âmes rassemblées sous la pluie battante !?!

C'était un train qui passait dans le tunnel.

Finalement nous descendons dans les entrailles de Murel, et je reconnais avoir été étonné, on m'avait toujours dit qu'il s'agissait d'une cavité sans intérêt, en fait c'est sympa. La progression est variée, un peu de crapahute, il y a quelques concrétions en cherchant bien, le genre qui donne une image cool de la spéléo. Bon ok pas de quoi rester baba, mais cool quand même. Le passage du tunnel dans la galerie est vraiment très sympa, perso j'adore. Les recrues ont eu l'air de s'amuser aussi. Ne connaissant pas la cavité on a un peu cherché notre chemin à un moment mais finalement tout s'est arrangé et l'équipée est parvenue jusqu'au fond. Des courageux avaient jadis commencé une désob vraiment crado...

Et au final tout le monde s'en est sorti - ou en est sorti j'ai des doutes sur la grammaire -. Après une bière bien méritée : autre tradition spéléologique précieusement héréditée des Vieux Cons, retour vers Limoges, regroupement au loft et initiation oblige : corvée de lavage du matos. D'après le résultat au sortir de la machine, le pré-brossage manuel des filles n'était pas vraiment une réussite - ah ces jeunes -.

Voilà comment passer un agréable samedi dans la bonne humeur.


Equipée du jour : Marion, Betty, Yannick, Claire, Lucille, Camille et Olivier

Votre jamais trop aimable conteur-baratineur.