CR - Causse de Limogne (23-24 mars)

Départ samedi au chant du coq vers 09h30 (le coq se réveille plus tard le samedi) et l'équipée composée d'Emilie, Manu et Olivier embarque à bord du traîneau à Manu pour partir explorer la tanière du Père Noël. Habituellement on suppose qu'il pose ses guêtres en Laponie et bien dans le Lot il habite une igue.

Nous arrivons juste à temps pour le casse-croûte à deux pas de l'entrée de la cavité, la météo devait être variable et finalement la pluie nous aura épargnée et un magnifique soleil agrémentera tout le week-end.

 

L'entrée du Père Noël est dans le fond d'une grande doline, deux buses de ciment posées sur une structure métallique stabilisent le passage. Une fois le premier puits franchit on rejoint une rivière peu profonde. Il y a dans la première partie un très joli concrétionnement avec coulées,  fistuleuses et orgues le tout parfois dans un méandre ou de vastes salles. La marche est modérément sportive, quelques vasques à passer, de rares étroitures. En revanche il y a une jolie cascade à descendre, celle-ci équipée par une seule broche disposée sous une sorte de petit devers. Alors si son franchissement à l'aller a donné lieu à quelques difficultés, la remontée, bien que la corde ait été réajustée par Emilie avant sa descente n'a pas été sans fournir un résultat inattendu. Il semblerait que Manu ait surestimé sa capacité à se hisser en ayant son pied en hauteur, ce qui lui a valut de se retrouver le pantin bloqué au-dessus de la tête. Pendant ce temps là, alors qu'il se démenait pour se débloquer, nous étions au pied de la cascade à nous les geler dans un vacarme assourdissant. Nous tenons de source sûre que Manu lui, n'a pas eu froid !

La rivière se poursuit, le fond est un peu glaiseux et nous sommes passés devant une escalade équipée sans croire qu'il s'agissait de la suite – nous cherchions le troisième puits en vain –.

Au final la promenade aura durée cinq heures, nous n'avons pas trouvé le Père Noël mais il devait hiberner dans la partie fossile que nous n'avons pas faite.

 

L'heure de l'apéritif étant arrivée, après avoir fait connaissance avec les autochtones de Limogne et repéré le Gîte, le débriefing a lieu autour d'un verre à la taverne du coin. L'avis est unanime, cette cavité vaut la peine d'être refaite, elle est visuellement sympathique, de difficulté raisonnable et d'accès facile. Un week-end incluant la Léoune par son puits de plus de 90m a même été envisagé.

 

Au cri des estomacs vides nous gagnons le Gîte, basique mais pratique, nous partagerons une chambre de quatre, heureusement personne ne ronfle !